#9 Des toits de plus en plus verts

École Aimé Césaire, Nantes

Encore peu connues du grand public, seules 1% des toitures françaises sont végétalisées. Partons à la découverte de ces jardins suspendus…

Depuis la rentrée scolaire, les enfants de l’école Aimé Césaire jouent… sur le toit!

Cette école nantaise, premier bâtiment basse consommation de la ville, possède en effet une toiture végétalisée qui fait office de cour de récréation. « Les travaux ne sont pas finis  mais  c’est un plus d’avoir une école avec un jardin suspendu où mes enfants peuvent courir », témoigne un parent d’élève.

A l’unanimité, ces derniers estiment que cet  espace vert peut contribuer à l’épanouissement et au bien-être de leurs enfants. D’autres parents ne semblent même pas au courant qu’il existe une toiture végétale… Preuve que certains ne sont pas encore sensibilisés à l’environnement.

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#4 Bon, beau et bio

Il est le seul à proposer une carte 100% biologique dans la ville et vous propose son ardoise dans le quartier de la création, sur l’île de Nantes. Nous avons testé pour vous « Terroirs Bio », restaurant proche du snack et fier représentant du sain, bon, bio et local.

« Messieurs, c’est la première fois que vous venez ici ? Je vais vous expliquer comment que ça marche ! » Le ton est donné, l’accueil est convivial et sans chichi. Face à nous, les petits plats de Nicolas, gérant et cuisinier du restaurant, sont écrits à la craie sur des ardoises qui tapissent la pièce. Pâtes, omelettes, sandwichs froids ou chauds, salades composées, poêlées de légumes et potages, le choix est large et nous fait déjà saliver.

On vous entend d’ici : « Super mais le bio c’est cher ! ». C’est en effet un peu plus élevé que le snack classique, les prix des plats varient de 4€ à 8€ environ. Mais la qualité certifiée des produits nous laisse penser que nous allons en avoir pour notre argent. Trêve de bavardages, passons à table…

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#2 Nicolas Barreau et Jules Charbonnet : « Nous développons une démarche qui intègre le concept de lévitation, pour rendre les villes denses d’aujourd’hui plus aériennes et plus vivable dans notre futur. »

Les deux Nantais, réunis à l’école de Design de Nantes en 2006 et associés depuis 2008, remettent en question les frontières entre art et design en concrétisant des idées vertes et utopistes. Remarqués pour leur Volet végétal, ou encore pour leur délirant Metronome, ils sont présélectionnés dans le cadre du projet de parcours « Nature en ville », à l’occasion de l’évènement Nantes Capitale Verte 2013. L’opportunité pour eux de rendre possible leur projet Vélo vole et l’évite.

Ils entament aujourd’hui une résidence au Triangle, à Rennes, où ils exposeront à partir du 21 décembre.

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La nature occupe une place majeure dans votre travail. Pourquoi ?

Nous sommes nés et avons grandi dans la nature. Nicolas sur des terres agricoles, moi dans une forêt. Nos premières activités sont directement liées à la nature : cyclisme et aviron, des disciplines qui impliquent un déplacement au contact d’éléments naturels. Nous nous sommes rencontrés grâce à une passion commune, le Land Art, domaine dans lequel nous avons fait nos premières installations exploratoires. Celles-ci nous permettaient à la fois de travailler et de retourner vers un environnement naturel essentiel pour nous. Ça ne se commande pas, c’est inné. Cela nous permet d’échapper par moments au grandissement aliénant de la technologie, qui nous pousse à vivre toujours plus devant des écrans, à ne plus bouger et à ne plus respirer d’air pur. C’est un besoin pour nous et une nécessité pour tous.

De façon plus générale, le besoin de nature est partout et concerne tout le monde. Sa revalorisation est une des réponses premières aux nouveaux enjeux de notre ère. Elle s’inscrit aussi dans une tendance dans les métiers de la création, car nous créateurs sommes les facteurs du développement.

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