#13 La rue Crébillon marche au pas

La célèbre rue nantaise qui relie la Place Royale et  la Place Graslin est devenue quasi piétonne depuis un an. Qu’en pensent les enseignes du quartier ?

 Un centre ville plus vert ? C’est ce que promet la ville de Nantes aux habitants de l’hyper centre en leur offrant un cadre de vie toujours plus préservé des voitures. La municipalité vient en effet de modifier la circulation dans le cœur de ville. Seuls quelques véhicules autorisés (livreurs, ouvriers, taxis) peuvent désormais emprunter les rues semi-piétonnes du quartier reliant la place Royale à la place Graslin. Des évolutions diversement appréciées des commerçants et riverains de rue Crébillon. Cette action arbore une idée écologique en lien avec la communication réalisée pour « Nantes Capitale Verte 2013 ».

« La clientèle reste constante, les clients ne se plaignent de rien », constate un employé de l’Hôtel de France (3 étoiles). Selon lui, la rue est devenue bien plus agréable, favorise le passage et assure une certaine sécurité pour les familles avec leurs enfants. Un avis partagé par la bijouterie Mauboussin et le salon de thé « Debotté ».

 Réserves des commerçants

 Ces deux commerçants sont néanmoins bien moins séduits par la nomination de Nantes comme « Capitale Verte 2013 » par la Commission Européenne. « Les actions faites dans le centre ville ne sont pas suffisamment écologiques, elles contribuent à renforcer le sentiment de Capitale Verte, mais c’est seulement de la communication ! » critique une employée de la bijouterie.

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#12 EKOVORES

C’est en cherchant sur le web les initiatives en faveur du développement durable des nantais que je m’arrête sur un site au titre singulier : Les EKOVORES.

Je me plonge alors dans la lecture et la découverte de photomontages loufoques et attrayants. Le site est interactif grâce à des maquettes signifiantes. Poussée par mon appétit d’en savoir plus, je décroche mon téléphone et j’appelle.

J’ai donc pu m’entretenir avec Victor MASSIP qui a évoqué avec ferveur les grandes idées et travaux  qu’il mène avec Laurent LEBOT.

Les deux protagonistes travaillent au sein de FALTAZI,  une agence de design industriel nantaise. Parallèlement à leurs activités, il est important pour eux d’œuvrer pour le service des villes et le développement rural, mais aussi de mettre le doigt sur l’éco-conception. Cette dernière mobilise plusieurs acteurs autour de la création d’un produit et de tout son cycle de vie. C’est une démarche de management environnemental centrée sur le produit.

Entrons dans le vif du sujet :

« Imaginer un cadre de vie novateur et futuriste optimum » : telle est l’envie de ces deux compères. Le site peut paraître ambitieux mais tout est détaillé et écrit avec enthousiasme. On en vient à se dire que tout cela pourrait être possible.

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#8 Hôtel de la Régate : Un régal écolo

Au milieu des nuances de verts des Vallées de l’Erdre, le BEST WESTERN Hôtel de la Régate se confond dans le décor. Avec sa toiture végétale et ses murs extérieurs qui s’apparentent au bambou, il est difficile de s’imaginer le Parc des Expositions non loin de ce charmant environnement. Mais à l’intérieur, qu’est-ce qui rend cet hôtel si écologique?

Il y a 8 ans, les restaurateurs Loïc et Pascal Pérou se lancent dans l’hôtellerie, avec le 1er hôtel « vert » de Loire-Atlantique ainsi qu’un restaurant gastronomique. Ce projet ambitieux aboutit en Mai 2009 avec l’ouverture de l’Hôtel. Le Manoir de la Régate, datant du XIXème siècle, est un restaurant qui propose des produits du terroir. Il est également ouvert depuis 3 ans. Pourquoi une construction si tardive ? S’installer au cœur des Vallées de l’Erdre, « ce n’est pas si évident que ça », nous explique Samuel OZIEL, directeur de l’hôtel. « Les Bâtiments de France nous imposent beaucoup de critères avant de nous donner le permis de construire sur un site privilégié comme celui-ci. Ils s’assurent que nous respectons notre environnement », ajoute-t-il.

Tous les moyens sont mobilisés dans le but de favoriser l’écologie et le développement durable. Tout d’abord, le toit de Bruyères et herbes sèches ne sert pas seulement d’harmonisation avec le lieu, c’est également une manière de préserver la fraîcheur de l’hôtel et de garantir une meilleure étanchéité. Le choix des façades en béton matricé n’est pas anodin car il rappelle les bambous et renforce à son tour l’isolation. Des efforts sont fournis à tous les niveaux : les aliments du petit-déjeuner sont issus du commerce équitable, l’ensemble des lampes de l’hôtel sont à basse consommation, les gobelets sont biodégradables, utilisation de sacs alimentaires pour les corbeilles des chambres, etc.

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#5 Carrotmob : une carotte pour faire avancer le développement durable !

Le fonctionnement du Carrotmob, source : carrotmobcommunity.org

Et si Nantes se mettait au carrotmob ? Expérimenté dans d’autres villes de France, ce concept gagnant-gagnant utilise les outils du capitalisme au profit de la planète.

Un carrotmob, kesako exactement ? Ce phénomène qui a émergé aux États-Unis en 2008 s’inspire des flash mobs et utilise le pouvoir des consommateurs pour agir sur l’empreinte écologique des commerçants. Des commerces sont présélectionnés par l’équipe organisatrice, ils participent ensuite à des enchères pour déterminer lequel d’entre eux propose le plus haut pourcentage de bénéfices réinvestis écologiquement.

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